lundi 19 novembre 2012

Rendez-vous à Chapman Square avec Lawson, le nouveau boysband anglais qui monte

Cela fait longtemps que les quatre garçons du groupe Lawson se préparent au succès, principalement en faisant les premières parties de The Wanted, The Saturdays, et Westlife ou encore Will Young et Avril Lavigne. Depuis sa création (alors sous le nom de The Grove), le groupe a du faire face à la tumeur cérébrale de son chanteur Andy Brown, ex-membre du boysband Avenue, dont faisant partie également George Max de The Wanted, et c'est en l'honneur du chirurgien qui le débarrassa de cette tumeur maligne qu'ils adoptèrent ce nouveau nom de scène. Adam Pitts, batteur et fondateur du groupe, rencontra Andy Brown via MySpace puis le duo se fit quatuor en rencontrant le bassiste Ryan Fletcher et son pote guitariste Joel Peat.
De par sa composition, avec un seul chanteur, Lawson n'est en fait pas un boysband mais bien un groupe, mais je suppose que le passé de son chanteur et la musique pop/rock est plus facile à vendre pour Polydor s'il joue là-dessus pour les mettre dans le même camp que The Wanted et One Direction. En réalité, vu le travail fait sur ce premier album par les membres du groupe et surtout son chanteur, auteur/compositeur de l'intégralité des titres, et souvent en solo, je trouve plus juste de les comparer à des groupes tels que Keane ou Coldplay, mais bon, leur jeune âge ne doit pas les mettre à ce niveau pour les médias anglais... La qualité en tout cas de Chapman Square ne trompe pas toutefois et ce premier cru made in Lawson est plus que prometteur et ne laisse présager que du bon... D'abord, la voix d'Andy Brown est magnifique, lumineuse, devrais-je dire, et ensuite, son talent pour écrire des mélodies imparables qui se vrillent dans vos oreilles pour y rester est tel que s'il ne continue pas pour lui-même, en groupe ou en solo, il écrira forcément pour d'autres. Et ceci n'empêche pas cela d'ailleurs... Polydor d'ailleurs lui a fait confiance et a porté le projet par le producteur américain John Shanks, qui n'en est pas à son premier essai, loin d elà, et a notamment remis en selle la carrière des Take That ou a notamment travaillé pour Westlife, les Backstreet Boys ou Delta Goodrem. Son travail est reconnu estampillé pop/rock commerciale de qualité et il a produit la quasi totalité de l'album.
La première écoute de l'album sur internet m'a décidé à me procurer sa version Deluxe 2CD, qui prolonge le plaisir sur une deuxième galette faite de quatre titres supplémentaires et deux versions acoustiques. Autant dire que c'est peu rempli, j'aurais voulu plus, encore plus, toujours plus, si bien que je me suis fait ma version digitale en ajoutant faces B et remixes, mais l'album standard de 12 titres est à lui seul excellent !

C'est par leur troisième single Standing in the dark qu'il démarre et dès l'intro, guitare et batterie en force, on sait qu'on est parti pour un bon moment de pop/rock mélodique et efficace. S'il n'innove pas, je ne peux m'empêcher de penser que ce titre me fait penser à un titre connu, mais impossible de mettre le doigt dessus, ce titre bien ficelé montre les garçons sous leur meilleur jour et me rappelle même le groupe Let Loose et la voix de son chanteur Richie Wermerling. Rien n'a été laissé au hasard pour ce single qui s'est classé #6 lors de sa sortie en Octobre dernier en Angleterre, ni le mixage confié à la pointure de studios Jeremy Wheatley, ni le remix club, fourni par Cahill pour un pur moment de magie dance/house sautillante, ni le clip, très efficace, et j'imagine bien ce que ça doit donner en concert...


Gone, avec sa rythmique battante, ses choeurs aériens et forts à la fois, est la première preuve qu'Andy Brown en solo à l'écriture et composition, ce n'est pas une erreur. Sans doute inspirée de sa relation passée avec la blonde Mollie King du groupe The Saturdays, cette chanson d'amour post-rupture se montre violente et déchirante à la fois. La voix de son chanteur est en tout cas très expressive et l'on ressent son émotion, sa rage brute.
En troisième position se trouve le second single du groupe, Taking over me, chanson d'amour uptempo hyper efficace co-écrite par Andy avec le producteur John Shanks. C'est leur meilleur tube jusqu'ici, N°3 cet été dans les charts britanniques, et bien que déjà pop/dance en version originale, cette chanson s'est vue remixée électro par les Wideboys et surtout par mes chouchous de The Alias (c-a-d Julian Gingell & Barry Stone, anciens remixeurs pour Pete Waterman...), habitués à remixer les protégés de Globel Talent Management comme The Wanted. Sur ce titre, la voix d'Andy monte dans les aigus en trilles célestes et c'est à se demander si en plus de sa tumeur, son chirurgien de Dr. Lawson ne lui aurait pas enlever d'autres parties de son anatomie pour qu'il puisse ainsi prendre une voix de castra, ou presque. Je ne me lasse décidément pas de ce Taking over me et sa version acoustique figure en bonus sur le second CD, donc tout va bien !


Changement de registre et de rythme pour Everywhere you go, plus acoustique et plus calme ...sur ses couplets en tout cas. Car quand le refrain déboule, il écrase tout sur son passage, avec les guitares et la batterie qui redémarrent à plein tube avant de retourner doucement à la douce-amère mélancolie post-rupture qu'insuffle le titre, sauf que c'est une déclaration d'amour toujours, d'amour encore, où que soit sa bien-aimée. J'adore particulièrement la phrase du début et qui revient en conclusion "Suicide when I'm not with you". Mollie doit se mordre les doigts d'avoir quitté un mec pareil !
Waterfall suit et c'est une collaboration à l'écriture avec une certaine Emma Rohan et surtout Jez Ashurst, chanteur anglais et pourvoyeur de tubes pour d'autres souvent aussi. Dès l'intro, on sent qu'on est face à un titre pop/rock standard efficace et c'est bien ce qui nous attend ; bonne progression durant les couplets, refrain enlevé et qui pulse fort, bonne rythmique énergique, choeurs plannants agréables, mais ça reste un titre plus plat, peut-être avec moins d'implication personnelle dans son thème. C'est cependant un très bon titre d'album !
Heureusement, leur premier single When she was mine enchaîne et on retrouve Lawson au meilleur de sa forme, le temps de ce titre, mixé comme Taking over me et Everywhere you go par Mark 'Spike' Stent. Si c'est un signe de single potential, je suppose que la plage #4 de l'album sera donc le suivant :) Mais pour revenir à la plage actuelle, When she was mine a débuté la carrière du groupe dans les charts par un mérité #4 au printemps 2012 et avait lui aussi été confié aux bons soins de The Alias le temps d'un remix. Outre le refrain plaisant qui réverbère au chant le "mine, mine, mine" en écho, j'aime tout particulièrement l'ad libitum à l'accent cockney "down on my knees, gotta see her, gotta see her..." et c'est un titre que je bisse volontiers à l'écoute en utilisant le mode replay !


Make it happen, écrit une nouvelle fois par Andy avec Jez Ashurst, est plus réussi que leur collaboration précédente, à mon goût en tout cas, surtout parce que je trouve à la phrase du refrain "you gotta make it happen, it happen", répétitive et donc addictive à souhait, une intonation plaisante qui, alliée aux choeurs aériens encore une fois d'Andy, et aux riffs de guitares, rend ce titre irrésistible.
En huitième place figure le seul titre de l'album qui n'ait pas été réalisé par John Shanks. Learn to love again a été confié à ses auteurs et célèbres pourvoyeurs de tous les tubes de One Direction, les suédois de l'équipe à RedOne, Carl Falk et Rami Yacoub. Heureusement, ça ne sonne pas comme le boysband superstar chez les minettes adolescentes, mais plus comme du Coldplay sous inspiration celtique. C'est intéressant et ça change du pop/rock standard de l'album. Est-ce une option de single potentiel ? Je le pense si Polydor veut diversifier leur image et tester autre chose avant le deuxième album.


Stolen revient en territoire connu et si j'aime bien la phrase titre "everything's stolen" et la manière dont sa ligne mélodique s'envole, aussi bien en ouverture qu'en fermeture de refrain, je trouve sinon le titre plus moyennement efficace que les précédents.
Le reste de l'album, dans sa version standard en tout cas, ne doit plus qu'à Andy Brown côté chansons désormais, puisqu'il a écrit et composé les trois derniers titres. You'll never know en est le premier et c'est un mid-tempo énergique où je retrouve ce qui m'avait fait pensé à Let Loose précédemment. De beaux moments plus calmes donnent du relief au morceau et c'est une nouvelle fois une belle plage d'album.
You didn't tell me poursuit cette recherche de beauté et son intro, toute en progression avec des notes de piano cristallines qui annoncent la voix d'Andy puis l'explosion du refrain, est juste magnifique. Je lui trouve cependant dans les moments calmes des couplets des intonations un peu trop geignardes pour coller au propos du texte mais ce n'est que mon avis ; sa voix n'en est encore une fois que plus expressives pour nous faire passer ses émotions, et lorsque sa voix s'élève au septième ciel pour se noyer dans les choeurs en canon, je m'en fous complètement : c'est juste magnifique comment cette chanson se termine !
Pour clore le premier CD de l'album, Lawson nous offre The girl I knew, une ballade mélancolique tout en acoustique, avec la voix d'Andy très juste cette fois dans la retenue de sa peine et de son amour brisé, avec un timbre un brin éraillé qui sied à merveille au titre. Ce serait cependant une bien triste façon de finir cet album si énergique si je n'avais pas mon second CD de bonus pour me refiler la pêche !

L'intro de Anybody out there, qui était la face B de When she was mine, nous redonne le rythme qui bourdonne et annonce le retour aux rythmiques pêchues et aux accents pop/rock à al Let Loose. Encore une fois uniquement écrit par Andy Brown, c'est un titre réussi.
Il est suivi par une autre collaboration avec Jez Ashurst, et Jon McLaughlin cette fois, et la basse ronronnante de l'intro de ce Who you gonna call? me fait penser à Live like we're dying de Kris Allen, mais ça mute vite en un autre titre efficace qui avait sa place sur la version standard de l'album.
Red sky, qui suit, était lui aussi sur l'EP digital de leur premier single, si bien que ce disque bonus semble surtout compiler pour les fans récents ce qu'ils auraient manqué en prenant le train en cours. Je trouve que c'est la phrase "it's gonna be alright" qui se retient surtout mais pour un simple titre additionnel / bonus, ce n'est pas grave que son titre soit moins mémorisable après tout.
Dernière chanson bonus et inédite cette fois, Touch est la seconde collaboration d'Andy Brown avec John Shanks à l'écriture, et c'est une power-ballade plutôt conventionnelle mais qui montre une nouvelle fois dans les envolées du refrain l'aisance avec laquelle son chanteur arrive à faire monter sa voix dans les aigus sans paraître criard.

Ne restent plus sur ce CD bonus que les versions acoustiques de Taking over me et When she was mine et je regrette qu'il n'ait pas été plus rempli, déjà par celle de Standing in the dark qui existe et figure sur le single digital, et puisque je parle des bonus singles, j'aurais aimé voir additionnés ici tous les titres bonus (faces B) des deux singles suivants qui en avaient à la pelle : Still hurts et Let go pour Taking over me et Die for you et Getting nowhere, sans oublier leur reprise acoustique de The A-team de Ed Sheeran sur Standing in the dark. Dans le lot, Let go méritait largement sa place sur l'album, dans le style pop uptempo efficace et entêtant, et Die for you n'avait rien à envier non plus aux titres choisis ici. C'est donc une version digitale largement étendue que je prends plaisir à écouter désormais. C'est dingue, j'achète des CD mais les extrais en MP3 aussitôt pour ne plus les écouter qu'en digital... M'enfin, il me reste le livret à feuilleter en écoutant mon iPod et les textes des chansons pour chanter en choeur ;) Pauvres voisins !

Et en bonus, leur version acoustique de Firework de Katy Perry :

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