mardi 31 mai 2011

X-Factor S2 : Prime N°7 pour les 6 derniers candidats

Ce soir, X-Factor démarre avec Henry Padovani seul juré sans candidats et Véronic DiCaire seule jurée avec encore ses 3 candidats. Si deux de ses garçons se retrouvaient en ballotage, cela remettrait un peu d'équilibre dans la compétition... On n'en fut pas là mais il était clair qu'elles avaient de fortes chances de perdre un de ses trois gars ce soir !

C'est Matthew Raymond-Barker qui ouvre le show avec une version un peu brouillonne vocalement du Single ladies de Beyoncé, accompagné de ses danseurs pour une choré fidèle. OK pour le show mais côté voix, il a fini le titre essouflé et son accent chuintant m'a semblé plus déplaisant sur ce titre R&B que plaisant comme sur ses titres soul des semaines précédentes.
Heureusement, son deuxième titre, Ça fait mal de Christophe Maé était pile sur ce qui lui correspond bien, en français en plus et sans que son accent ne pénalise son interprétation. Très belle entrée de tableau avec le jeune chanteur comme assis dans un train et surtout une émotion transpirant tous ses pores jusqu'à la fin de la chanson : il m'a filé la chair de poule ! Je n'ai pas compris les commentaires blasés des jurés.

Sarah Manesse suit avec un Andy des Rita Mitsouko déjanté où son timbre nasillard est totalement absent mais je n'ai pas accroché...
Sur Don't give up de Kate Bush & Peter Gabriel, on l'a sentie revenir sur son terrain avec sa voix soul un peu dans le nez mais j'ai trouvé que les couplets manquaient de rythme et que sa voix se faisait un peu trop light sur le refrain qui aurait dû tout emporter. Elle m'a paru nettement en dessous ce soir ! Vu les votes du public, je n'ai pas été le seul...

Florian Justiniani enchaîne avec une version Michael Bublé-esque de Me and Mrs Jones très old-school et comme l'ont souligné les gars du jury, ennuyeuse au possible, même si vocalement, son timbre a bien joué sur la chanson et que son anglais passait bien mieux que la semaine dernière.
Sur son deuxième titre, Les limites de l'invité de la semaine dernière, Julien Doré, le mot d'ordre était de faire passer le fun, avec sa choré enlevée bien interprétée avec les danseurs en marinière, et bien que je n'aime pas la chanson originale, j'ai aimé le show qu'il a donné ce soir, mettant enfin de l'humour dans ses apparitions.

Il est suivi par Raphaël Herrerias à la guitare pour une version du American boy de Estelle fidèle à celle qui vient de sortir du duo français Cocoon, avec une voix de support féminine dans les choeurs. C'est le retour en force du (croyais-je) finaliste ou même gagnant du casting de cette année ; J'ai adoré !
Idem pour son deuxième titre, Ton héritage de Benjamin Biolay, belle chanson aux arrangements magnifiques et au texte superbement interprété. J'ai fini le titre avec la chair de peau ; je ne suis pas fan de Biolay en tant que chanteur mais j'ai toujours admis que c'était un auteur et compositeur du calibre Gainsbourg et là, je me suis dit : qu'est-ce que c'est beau : du Biolay avec de la voix ! Choix par contre sûrement pas assez grand public pour attirer les votes du public devant son poste télé...

Marina d'Amico, à l'inverse, m'a déçu avec sa version plate du pourtant superbe Hijo de la luna de Mecano. Sa voix ne tenait pas bien dans les basses ou si elle voulait la casser un peu dans le souffle pour retrouver l'émotion d'une Ana Torroja, c'était râté...
Même problème sur son deuxième titre, Purple rain de Prince, qu'elle a interprété avec une justesse et un contrôle vocal magistral, sauf que son visage n'a offert aucune expression durant le titre. Maryvette aurait fait nettement plus touchant et efficace avec moins de force dans les cordes vocales. Padovani & DiCaire ont taclé le choix du titre ; moi, je dirais juste qu'il faut qu'elle interprète ses chansons en plus de les chanter...

Maryvette Lair ferme la marche des candidats ce soir avec une reprise kitsch énergique du Can't take my eyes off you du Boys Town Gang où la moitié des filles du public viennent la rejoindre sur le plateau pour faire une sorte de chorégraphie bon enfant derrière elle pour le refrain final. Si la brune extra nous chante la chanson à pleins poumons plutôt qu'en voix de conteuse comme on l'a souvent aimé, elle fout le feu au plateau et par moment réussit quand même à s'accaparer le morceau et à y imposer sa marque vocale. Bel effort pour une belle presta.
Sur son deuxième morceau, Et maintenant de Gilbert Bécaud, en piano/voix, j'ai été suspendu à ses lèvres, à son souffle, à attendre la prochaine syllabe avec une anticipation, une angoisse, un plaisir, une jouissance, le tout mélangé, et je n'ai pas compris les remarques négatives d'Olivier Schulteis. Son interprétation était parfaite, dans la mesure et la justesse de ton comme de voix, et sans la grandiloquence ou le flonflon que certain(e)s ont parfois donné à ce classique !

Avec les invités de ce soir, Jessie J venue vendre son Price tag et James Blunt de retour de tournée américaine le temps d'un So far gone pour vendre une ré-édition de son dernier album, M6 semble finalement réussir le pari de faire de son prime la vitrine actuelle des maisons de disques mais comme il est quasiment le seul... (je ne compte pas Chabada bada Zzzzzzzzz Zzzzzzz... et sa piplette de présentatrice énervante)

Sinon, pour attendre les derniers votes, les six candidats ont repris en piano/voix le Goodbye my lover de James Blunt justement. Pour une fois, la collégiale n'était pas mal, sans doute grace à l'orchestration, à moins que ce ne soit à la qualité des candidats restants, pour la plupart... d'autant que James Blunt au piano a pris le micro en fin de chanson ; un beau moment en tout cas !
Mais quand vinrent les annonces de qualification, si j'appréciais le fait que Maryvette continue l'aventure, je fus stupéfait, et donc ravi que ce soit sous les huées du public, de voir Florian continuer l'aventure lui-aussi. Finalement, ce sont à nouveau Sarah Manesse et Raphaël Herrerias qui durent affronter les votes des jurés. Ils se sont bien battus tous les deux, Sarah reprenant une troisième fois le répertoire de la chanteuse anglaise N°1 du moment, Adele, avec Hometown glory cette fois, et Raphaël interprétant Mon frère de Maxime Leforestier à me foutre presque les larmes aux yeux ! Je ne comprends pas que la magie Raphaël n'opère plus... D'autant qu'après ce que Christophe Willem avait dit plus tôt dans un magnéto, je savais qu'il ne lui donnerait pas de seconde chance, de même que Sarah serait repêchée par son coach... Dommage pour M6, Henry Padovani a lui aussi préféré garder Sarah si bien qu'après le départ des 2nd Direction la semaine dernière puis de Raphaël Herrerias cette semaine, le capital beau gosse à rentrer des SMS est sévèrement entamé ; du coup, les jeunes filles en mal de fantasmes télévisuels vont se reporter (mais ne l'avaient-elles pas déjà fait) sur Florian et Mathew les semaines à suivre : les filles restant dans la compétition ont des soucis à se faire ! C'est ce que devait se dire Sarah, puisqu'après avoir gagné le droit de continuer l'aventure, elle tirait une tronche pas possible... Elle doit se douter que la semaine prochaine, elle est de repêchage direct !

samedi 28 mai 2011

Complètement Glee'ked : c'est grave docteur ?





La diffusion de la saison 2 de la série américaine Glee vient de se terminer mardi dernier aux States avec la promesse d'une troisième saison où les New Directions essaieront une nouvelle fois sans nulle doute de concourir au championnat national des chorales comme lors du dernier épisode de la saison 2, New York.
Que dire de cette deuxième saison que j'ai fini de voir en streaming et VO sur internet ? D'abord que ça ne m'empêchera pas de la suivre à nouveau quand elle sera diffusée en version française sur W9 (ou M6), à moins, j'aimerais bien, que les DVD sortent vite après ceux de la saison 1 que j'ai achetés dès que la saison complète était disponible (en deux coffrets). A l'instar de beaucoup de fans de par le monde, je crois bien que je suis devenu complètement Glee'ked, que l'on pourrait traduire par accro à Glee... Cette série m'a transformé en fan compulsif, à attendre sa nouvelle dose de Glee hebdo en comblant le manque par l'écoute en boucle des chansons composant sa bande son, que je me suis procurée en achetant sur eBay ou Amazon tous les CDs au fur et à mesure qu'ils sortent aux States, et sans attendre leurs sorties françaises en décalage d'un an au moins...


Au sujet de l'histoire, on peut dire qu'elle s'est développée naturellement, en organisant un joyeux melting-pot des sentiments et des petites intrigues amoureuses entre lycéens, à ceci près que ces amours adulescents sortent un peu des sentiers battus. Des nouveaux couples se sont formés en cette fin de saison, et comme l'avait laissé filtrer la production, Mercredes allait à son tour avoir un prétendant. Je m'attendais à l'entrée en lice d'un nouvel acteur mais on dirait que c'est un des acteurs actuels qui va s'y coller, ajoutant aux sujets de société abordés par la série le couple mixte black & white. A moins qu'un nouveau venu issu des récents castings ne vienne aussi pimenter cette relation naissante. D'abord envisagé pour Kurt, puis rapidement passé de Santana à Quinn, on dirait que les scénaristes ont finalement trouvé comment développer un peu plus le personnage de Sam, que joue le blondinet lippu Chord Overstreet, et c'est au moins la garantie que nous aurons plus de chansons joliement interprétées par sa voix soul blanche. En duo avec celle d'Amber Riley, ça devrait donner !
Sinon, on a bien sûr le triangle amoureux entre Quinn, Rachel et Finn, qui, finalement, choisit entre l'amour paraître et la véritable passion, le couple Tina/Mike Chang qui permet d'aborder les difficultés d'amour communautaire, la relation entre Artie et Brittany, qui se développe sans opposer le handicap du personnage aux sentiments qu'il peut recevoir et c'est fomidable que cette série lui attribue des histoires de coeur complètement normales, après ses premiers émois avec Tina. Mais il y a aussi aussi Kurt, le gay de service, qui trouve sa moitié dans une école privée pour garçons en la personne de Blaine, nouveau chouchou des blogs internet pour son sexy look, son jeu d'acteur convaincant et surtout j'imagine ses interprétations vocales enflammées : l'acteur/chanteur Darren Criss qui joue ce personnage est clairement devenu au cours de cette seconde saison le meilleur chanteur masculin de la troupe, que je préfère même à Matthew Morrison, qui interprète le prof Will Schuester. Toujours au rayon des amours homos, on a aussi droit aux doutes de Dave Karofsky, le macho butch à cause de qui Kurt a changé d'école, mais qui en fait est attiré par Kurt, ou Santana, qui est attirée par sa copine Brittany mais choisit de s'afficher en bonne hétéro de façade avec Karofsky... Couple surprise enfin, entre Puckerman et Lauren Zizes, une catcheuse en surpoids.
Niveau lacrymal, la cote d'alerte est atteinte lors de l'épisode Funeral où le Glee Club enterre la soeur de la coach Sue, qui se réconcilie avec Will pour l'occasion : cela durera-t-il en saison 3 ? C'est en tout cas un épisode très très touchant. Pour clore le chapitre Love, cette seconde saison tire un trait sur le mariage râtée de Emma avec son beau dentiste joué par John Stamos mais elle recolle à peine les morceaux avec Will, qui connaît une courte histoire avec la prof vacataire interprétée par Gwyneth Paltrow. La saison 3 les fera-t-elle se rapprocher plus, comme la fin de la saison 1 nous l'avait laissé espérer ?


Il m'apparaît au final que cette saison 2, coupée en trois tranches distinctes, a des personnages secondaires dont le scénario ne s'est occupé que pour une seule tranche, comme les parents de Kurt & Finn, ou la nouvelle coach de foot, et j'espère que la saison 3 mixera plus les présences et les absences des personnages secondaires et des invités (la fofolle de service April Rhodes jouée par Kristin Chenoweth revient régulièrement et on pourrait voir -je l'espère- sa comédie musicale montée à Broadway, et pour laquelle elle voulait débaucher Will, la faire réapparaitre).


Sinon, sans tout lâcher, mais quand même, la saison 2 voit le Glee Club se qualifier aux régionales pour les nationales, mais échouer à ses portes, ne se classant pas dans les dix premiers. Je suppose qu'en saison 3, la qualification aux régionales ne sera qu'une étape assurée de manière à les faire monter à New York une seconde fois. A ce propos, l'épisode dédié à la grosse pomme de cette saison deux, s'il a fait la part belle aux chansons (9 !), était un peu cliché et téléphoné à mon goût : alors que c'était sensé être l'apogée de la saison, à part montrer les images habituelles de New York, Broadway, Central park, etc., l'histoire a été développée sans détails et c'est à peine si l'on a passé cinq minutes sur la compétition en elle-même, ce qui m'a un peu déçu : j'avais cru lire quelque part que ce dernier épisode serait allongé par rapport aux 45 minutes standards. Il n'en était rien... Espérons un montage moins économique pour la version DVD ?


Mais l'évolution majeure de la saison 2 par rapport à la saison 3, c'est la durée de sa bande son ; si la saison 1 avait de deux à quatre titres en moyenne par épisode, la saison 2 doit plus tourner autour de cinq/six, même s'ils ne sont pas intégralement chantés dans l'épisode. Comme c'est la marque de fabrique et une raison majeure du succès de la série, et que les titres diffusés en téléchargement légal génèrent toujours des ventes qui ne se démentent pas aux Etats Unis, sans que celles des compilations CD en patissent, il est clair que la saison 3 va continuer sur cette lancée. Ce ne sont pas les producteurs Adam Anders et Peer Aström qui s'en plaindront. J'espère pour eux qu'ils ont un contrat en or avec Ryan Murphy, pour enregistrer et réaliser la musique de Glee dans leurs studios californiens. Le suédois Peer Aström ne doit pas regretter d'avoir quitté la suède et son comparse de Murlyn Music Anders Bagge pour collaborer avec Adam Anders, un autre natif de Suède ayant travaillé pour les Backstreet Boys, ou sur les bandes sons des productions Disney High School Musical, Hannah Montana et Camp Rock. D'autant qu'après avoir produit toutes ces reprises plus ou moins anciennes, et dans des arrangements plus ou moins fidèles aux versions originales suivant les cas, ils ont pu dans cette seconde saison inclure des chansons originales de deux types : des chansons "gag" comme Trouty mouth ou My cup, mais aussi et de vraies chansons comme Hell to the no et surtout surtout de vrais tubes en puissance sensés avoir été écris par les personnages pour les sélections régionales, Get it right (composée par Anders & Aström avec la femme du premier, Nikki Hassman) et Loser like me (co-écrit/produit avec le producteur star suédois Max Martin et ses compagnons Shellback & Savan Kotecha), ainsi que celles des nationales, As long as you're there (fournie par Claude Kelly), Pretending (composée par Anders & Aström avec Shelly Peiken cette fois) et la géniale Light up the world (de Max Martin & Shellback encore). Je pense que la saison 3 continuera cette percée de chansons originales puisque les acteurs de Glee sont maintenant devenus des star de la chanson en Amérique pouvant vendre du CD/MP3 sans se cacher derrière une chanson connue comme à leurs débuts. Le besoin croissant de morceaux pour la série a cependant obligé Ryan Murphy à diversifier ses fournisseurs de studios et à faire appel à un autre producteur confirmé, Tommy Faragher, à qui il a confié la réalisation de presque tous les titres de Darren Criss et des Beelzebubs, compilés sous le nom des Dalton Academy Warblers. A chaque fois, c'est de toute manière Ryan Murphy qui supervise la direction musicale et est crédité comme co-producteur donc on n'entend pas la différence : le résultat est toujours de qualité, étonnant mais consensuel pour plaire au plus grand nombre et donc aux fans...



















Au rayon des albums, je n'ai donc guère fait d'impasse, achetant toutes les compilations sauf la spéciale chansons de Noël et le CD spécial reprenant les titres du Rocky Horror Show, tous deux célébrant des phénomènes plus américains que francophones. La somme de ces CDs ne constitue cependant pas l'intégrale des chansons de Glee puisqu'environ la moitié des titres ne sortent qu'en téléchargement. Merci internet et iTunes donc pour trouver le reste. Je pense que ce sont les meilleures ventes MP3 qui sont choisies pour figurer sur les CDs mais parfois certains titres obligés pour moi manquent à l'appel, comme On my own, I look to you, ou Telephone et Listen (avec Charice en guest), et d'autres, qui trouvent une place sur une compile CD, sont plutôt de ceux dont je pouvais me passer (Bust a move, Rose's turn, Fat bottomed girls, mais elles sont rares). Mais c'est Ryan Murphy qui doit une nouvelle fois choisir et faire sa sélection. Columbia/Sony Music doit aussi mettre son grain de sel mais c'était génial d'avoir un CD spécial compilant les titres de l'épisode spécial Madonna de la saison 1 et ça n'aurait pas fait le même effet d'avoir son pendant pour l'épisode spécial Britney Spears de la saison 2. Par contre, le CD spécial The Warblers était bien indiqué, leur style de choeurs étant plus particulier que les arrangements vocaux habituels dans Glee. Bref, tout ça pour dire qu'en fait, il n'y a pas grand chose à redire...


A l'aube de la troisième saison, qui doit être en cours d'écriture, je rêve en tout cas de plus de belles chansons, (s'ils pouvaient reprendre au moins un titre des années 80's de Stock / Aitken / Waterman, never gonna give you up de Rick Astley ou I should be so lucky de Kylie Minogue en piano/voix, ça serait génial!), de nouveaux invités au casting, comme Jonathan Groff en fin de deuxième saison ou Charice venue interpréter le rôle de Sunshine, nouveau leader des Vocal Adrenaline et j'espère toujours là en troisième saison, ou toujours plus de guests comme Britney Spears, Neil Patrick Harris, Gwyneth Paltrow, etc. Anne Hathaway est en tout cas la première sur la liste en saison 3, pour incarner la tante lesbienne de Kurt ; tout un programme ! J'espère surtout que le personnage de Blaine Anderson, qui pourrait souffrir en exposition de n'être que le petit copain de Kurt et scolarisé dans une autre école, ait toujours autant de chansons à interpréter, voire même qu'il intègre l'école McKinley et donc son Glee club... J'espère aussi et surtout qu'il y aura toujours plus de CD de la série, et que ses interprètes, à l'instar de Mark Salling (Puck) et Matthew Morrison (Will) aient le temps d'enregistrer et de sortir des albums solos... Lea Michele, Kevin McHale, et surtout Amber Riley, c'est quand vous voulez ; j'achète les yeux fermés ! Et bien sûr, je croise les doigts pour une diffusion et distribution française à la hauteur, qui ne laisse pas tomber cette série géniale !


Justement, j'en profite pour parler du premier album solo de Matthew Morrison, sobrement intitulé Matthew Morrison, parce que, comme il l'a déclaré, on le reconnaît comme étant "Will Schuester" ou le prof de la série télé, mais il voulait avec ce CD montrer qu'il était aussi un artiste en nom propre. Pas de souci avec cet album, l'acteur/chanteur montre, comme il l'a toujours prouvé dans la série, qu'il sait jouer de ses cordes vocales, comme de son ukulélé d'ailleurs.
L'album s'ouvre sur Summer rain, le premier single officiel qu'il a co-écrit avec Claude Kelly et les norvégiens producteurs Espionage (le chanteur Espen Lind et plus). Clairement, ce premier titre démarre là où son personnage de Will Schuester a été remarqué, comme sa reprise de Over the rainbow à la façon du défunt chanteur hawaïen Israel Kamakawiwo'ole (IZ) qui avait cloturé la première saison, c'est-à-dire sur un territoire pop/folk rock FM grand public où sa voix est plaisant et charmeuse, sur un air rythmé qui nous fait battre la mesure du pied.
Le vrai tube de l'album et j'espère prochain single, c'est Still got tonight, que son personnage a d'ailleurs interprété dans la série dans le dernier épisode de la saison 2. Composé par Andrew Frampton et Steven Kipner avec le vainqueur peu chanceux (en terme de succès) de la saison précédente d'American Idol, Kris Allen, ce tube pop/rock bénéficie d'un refrain hyper accrocheur, où la voix de Matthew s'envole vers les aigues sur fond de batterie rock bien puissante. Le titre me rappelle le single de Kris Allen, composé par la même équipe, Live like we're dying, qui m'avait trotté dans la tête plus de la moitié de l'année 2010. Je pense que c'est tout le mal que je souhaite à Still got tonight !
Pour la troisième plage de son album, Matthew Morrison s'offre une première reprise et un premier duo, avec rien d'autre que Sting, le temps de son tube pop & soul Let your soul be your pilot, et ce territoire plus chaud, plus mid-tempo, lui va bien aussi.
Ce n'est ni le seul duo, ni la seule reprise, puisqu'il reprend à nouveau le Somewhere over the rainbow de Judy Garland et du Magicien d'Oz, mais avec sa partenaire de Glee, l'actrice Gwyneth Paltrow, qui décidément, pousse de plus en plus de la chansonnette, et à chaque fois s'en sort plutôt très bien. Les arrangements sont une nouvelle fois ukulélé-esque et on pourrait presque se croire backstage en boeuf cool entre comédiens, entre deux prises de la série. En fin de CD, c'est du Elton John qu'il reprend enfin, et partage avec son interpètre original, le temps d'un mashup de Mona Lisas and mad hatters et Rocket man qui dure près de 7 minutes. J'avoue pour ma part que, autant j'adore la seconde chanson, autant la première m'était inconnue et ne m'a pas fait plus d'effet dans cette version duo, si bien que j'aurais préféré que seul ce Rocket man les voit duetter ici.
Mais Matthew Morrison voulait également montrer qu'il pouvait écrire ses propres titres et les interpréter, comme ce My name où il raconte justement la difficulté d'assumer cette célébrité acquise pour un rôle qui n'est pas vous-même. Produit par Rob Mathes comme la plupart de l'album, ce titre personnel affiche le chanteur bien à l'aise et dans ses clous sur le créneau pop/rock acoustique, avec une belle mélodie enlevée qui emporte le morceau à l'intro plus calme et mélancolique.
Hey démarre elle aussi calmement mais se transforme très vite en un autre tube potentiel plus pop/R&B à la mélodie et choeurs imparables, et arrangements de claviers en rengaine addictive. Produit par les suédois Kristian Lundin & Carl Falk, et co-écrit avec JC Chasez des 'N Sync et le chanteur lui-même, ce pourrait être un bon single de transition vers son deuxième album qu'il voudrait plus electro/pop.
Dans cette même veine plus pop/dance, mais teintée de disco, JC Chasez lui co-écrit un très rythmé Don't stop dancing qui fait mouche et qui a là encore un refrain à la mélodie accrocheuse où Matthew Morrison monte encore dans les aigus.
Sur It don't matter to the sun, on est à nouveau dans l'ambiance pop/rock acoustique, soul/folk presque, ou bluesy peut-être, et si sa voix est agréable et la chanson plaisante, c'est aussi un peu ennuyeux...
Le CD se termine par un It's over bien nommé que Morrison a co-écrit avec Marc Shaiman, compositeur de Broadway avec qui il a chanté Hairspray sur scène avant Glee. C'est une nouvelle fois une plage douce et calme, piano/voix aux accents de comédie musicale, mais sans la flamboyance que Lea Michele sait donner à ses interprétations des titres de Broadway. A 2'23, cette courte chanson se termine donc comme elle a commencé, sans vraiment marquer, et c'est dommage de finir un album comme ça !
Heureusement iTunes est là pour le bonus A boy can dream qui démarre doucement où le titre précédent nous avait laissé mais ré-incorpore une batterie et redonne du rythme à Matthew Morrison, sans toutefois qu'on ne pense que cette chanson de plus n'est qu'un filler.
A noter qu'un autre bonus, Arms of a woman, est offert par Amazon mais il n'est disponible qu'en achetant l'album complet et n'est de toute manière pas encore pour la France... Pour en avoir écouté le court extrait, ce nouveau titre a l'air aussi fade que les trois précédents (mais si une bonne âme lectrice de cette prose l'avait, je suis preneur!) et finalement, la meilleure façon de finir cet album en beauté aurait sans doute été d'inclure la version acoustique piano/voix de Still got tonight qui est le bonus de la version vendue par les magasins Barnes & Noble en Amérique. La chanson gagne en impact sans perdre en énergie et son refrain se vrille dans votre tête pour ne plus en sortir : "The stars collide, we come back to life, we come back to life. The sparks will fly, one look in your eyes, my heart's open wide. I know time's running out now but we'll hold back the sun somehow... See the sky? we've still got tonight, we've still got tonight..."
Alors Mister Schue, quelle note obtiendrez-vous ? Peut mieux faire, sans doute. Mais ce n'est que la première étape pour sortir de votre chrysalide et devenir un papillon. Rendez-vous au prochain album. Je serai là. Et en attendant, j'écouterai mes titres préférés de ce premier album, et il y en a déjà plus d'un ; c'est déjà ça.


Surtout, je préfère les débuts de monsieur Schuester que de Puckerman, ou plutôt Mark Selling de son vrai nom. Après un premier album indépendant sous le nom de Jericho, Smoke signals, en 2008, notre bad boy iroquois préféré de la série a sorti fin 2010 Pipe dreams et à en écouter les extraits, je ne me fendrai pas de l'acheter, lui. D'inspiration plutôt pop/rock également, les sonorités sont plus country/folk, avec guitare sèche bien en avant, ou même rétro pop psychédélique seventies, et ce n'est pas ma cam' ! Dommage, je l'aurais bien vu en électro/rock grungy, moi l'iroquois... Mais c'est vrai que dans Glee, les meilleurs titres de ce Texan étaient en rock acoustique avec sa guitare en bandoulière (Need you now et Sweet Caroline). J'aurais dû m'en douter !


mardi 24 mai 2011

X-Factor S2 : 6ème Prime et 2 titres par candidats

D'abord, je tiens à rugir contre Blogger qui hier soir, alors que j'avais passé la soirée à courir entre les pubs de l'émission sur mon micro poster en live mes commentaires, m'a déconnecté juste avant que je poste et a tellement dysfonctionné que mes enregistrements de brouillons n'avaient pas été mémorisés après celui de ...20H40 ! Tout à refaire à l'heure d'aller se coucher... Je ne m'y remets donc que ce soir, à essayer de retrouver l'inspiration à défaut de me souvenir de tout ce que j'avais écrit...

Hier soir donc, pour le sixième prime de cette saison 2 du X-Factor, avec 2 titres par candidats, c'est la fin des reproches pour l'angliche Matthew, puisque chacun fera ses preuves avec un titre en français et un en anglais... Au menu des invités, Julien Doré, en promo pour son Bichon, et Jenifer, prête à tout et surtout à paraître dans toutes les émissions de variétés de la télé (elles ne sont plus guère nombreuses) pour essayer de vendre un peu plus de son superbe dernier album sorti fin 2010 Appelez-moi Jen... (5€ en téléchargement légal, ça les vaut largement !)
La performance de Julien Doré a comme toujours apporté de la surprise puisqu'il est venu accompagné de ses musicos et des deux danseurs sous-musclés de son clip en shorts moule-burnes rouges, mais ils avaient amené des clones et clonettes pour singer l'affligeante chorégraphie de son Kiss me forever que je me suis surpris à aimer après avoir eu la curiosité d'en regarder le clip. Pour une fois, son interprétation a été plutôt grand public, puisqu'il n'a éructé qu'un petit cri à un moment sans gober le micro mais par provocation, a fini le morceau allongé sur un de ses danseurs à moitié à poils, enlacé. C'était finalement du Julien Doré sans surprise et il n'était pas venu pour rien puisqu'on lui a remis un disque d'or pour son Bichon.
Jenifer, elle, n'a pas eu cette chance, mais a bénéficié d'un beau tableau avec balancelle pour offrir en live la plus belle ballade et nouvel extrait de son album, L'envers du paradis. C'était onirique et touchant, malgré la petite robe rouge la transformant en petit chaperon rouge (sans capuchon). Remerciée de son passage sur M6, elle s'est déclarée ravie avant de s'éclipser rapidement. Ces deux invités nous ont donc évité une nouvelle collégiale karaoké puisque les candidats allaient interpréter deux titres chacun.

Alors, que retenir de ce prime où l'on nous promet comme d'habitude que nous n'allons pas croire ce que nous allons entendre ?




Le show démarra avec Marina D'Amico en robe à froufrou et les yeux maquillées fushia reprenant le Only girl (in the world) de Rihanna sur un tableau compliqué avec les danseurs et danseuses grimé façon Versailles autour d'une table que la jeune chanteuse foula de ses méga baskets... Vocalement, la prestation a quelque peu souffert de ses mouvements et porté, même si cela convenait plus au puissant titre qu'une simple interprétation statique devant son micro.
Pour son deuxième titre, elle revint en piano/voix sur le magnifique J'envoie valser de Zazie accompagnée par Olivier Schulteis himself et ce fut un rare instant de grace. Véritable caméléon, Marina l'interpréta tout en douceur et si elle ne bénéficie pas d'un timbre reconnaissable, au moins sait elle chanter, et tout chanter... C'est juste dommage que son jeune âge ou sa timidité la rende inexpressive, comme lorsqu'elle se présenta devant le jury après ce deuxième titre qui en récolta que des louanges : on tirait une de ces tronches ! Elle pouvait même passer pour dédaigneuse...


Ce fut ensuite le tour de Florian Giustiniani s'attaquant au S.O.S. d'un terrien en détresse de Starmania et je craignais le pire. Même si sa voix fut un peu caverneuse dans les bas et un peu faible dans les aigues en voix de tête, le karaoké boy s'en sortit plutôt mieux que les semaines précédentes, et bien que sa prestation était plutôt académique, pour ce classique de la chanson française en fait, le résultat est là : le jury a redécouvert qu'il a quand même une putain de voix et qu'il suffisait qu'il la fasse sortir ! Attention tout de même à ne pas trop jouer de son étendue : il a exposé ses faiblesses en descendant trop bas et en montant trop haut : s'il gardait la justesse, il perdait la puissance.
Il revint sur son titre en anglais, et là, c'était impossible de l'écouter ! Son accent en anglais était affreux sur Wherever you will go de The Calling et en plus, les couplets étaient pris trop bas, trouvais-je, surtout comparés aux refrains dans une tonalité plus agréable et du coup plus énergiques. Il était vraiment temps que Florian Justin-iani se fasse larguer de cette compétition : son niveau est quand même largement en dessous !




Sarah Manesse
était la suivante avec une interprétation soul jazzy d'un Feelin' good (inconnu pour moi) de Nina Simone où elle rayonnait mais où réapparaissait tout le nasal de sa voix à de trop fréquents moments ; je ne m'y ferai jamais.
Je craignais le pire pour son deuxième passage et une reprise de Je voulais te dire que je t'attends de Jonasz mais elle l'a chanté tout en douceur d'une voix presque enfantine et c'était somme toute plutôt agréable même si je ne la vois pas rester là encore longtemps.




Les cinq garçons de 2nde Nature arrivaient ensuite et ils ont vraiment un coach de merde pour avoir choisi d'opposer en voix lead Neidjim à Damien, les fâchés de la semaine dernière, sur C'est dit de Calogero, en reléguant les trois autres aux simples choeurs sur le refrain. S'ils étaient aussi faux l'un que l'autre sur les premiers couplets, c'est Damien qui remporta le duel en gagnant en justesse au fur et à mesure qu'il montait le volume jusqu'au refrain final, tandis que son compère restait bien en dessous. Leur prestation fut évidemment décriée mais je comprends la stratégie de Henry Padovani, cherchant à accrocher les votes par le SMS-appeal de ses garçons plutôt que par leur chant.
Heureusement, il les avait laissé choisir le second titre et ses arrangements et si j'avais un peu peur du massacre sur le récent tube de bruno Mars que j'adore, Just the way you are, je fus heureusement surpris, d'autant que les voix lead se partageaient cette fois entre Cormac qui ouvrait le morceau, Jordan, toujours aussi caméra-catchy, et Adrien, s'accaparant les envolées rugissantes donnant du coeur au morceau. Les deux derniers les soutenaient aux choeurs et cetet fois s'en sortaient bien, à moins qu'ils ne soient cachés par la bande son enregistrée dot les choeurs furent critiqués par Olivier Schulteis lorsqu'il dut concéder, après les louanges des autres jurés, que leur deuxième prestation avait été bonne.




C'était ensuite à Matthew Raymond-Barker de recueillir les applauses des jurés, après son interprétation soul et attachante du Time after time de Cyndi Lauper. J'aime cependant trop la chanson originale pour adopter sa version, même si je reconnais que ce style d'arrangements lui va bien. Pour son deuxième titre, c'est sur Ma philosophie d'Amel Bent qu'il s'est mesuré aux paroles en français et c'est loin d'être un titre facile, avec ses couplets très rythmés mais il s'est super bien débrouillé, avec une choré qui emporta une nouvelle fois le jury, Olivier compris. Il avait bossé et Véronic DiCaire s'en tient au style qui lui va bien, et les filles adorent son accent chuintant.




Maryvette Lair
se frottait au rock avec Un autre monde de Telephone et si elle lui apporta sa touche de fantaisie et montra une énergie et un vrai punch de rockeuse pour habiter la scène, je n'ai pas trouvé que ce style lui va bien, même si elle s'en est bien sorti.
J'ai préféré, que dis-je, adoré son deuxième titre par contre puisqu'elle revint elle aussi pour un piano/voix avec son coach Christophe Willem, pour une version réinventée et totalement déstructurée (qu'Olivier trouva trop élitiste) du trop rabaché We are the champions de Queen. Ayant travaillé pour les magasins Champion qui avait adopté ce titre en version originale comme hymne à chaque réunion ou comme musique d'attente sur les dtandards, inutile de dire que normalement, je ne peux plus supporter cette chanson !!! Mais Maryvette me l'a fait redécouvrir sortant de sa bouche, d'abord douce et subtile, puis enfiévrée et passionnée avant de revenir au sussurrement intense, et je fus captivé, hypnotisé, sous le charme de cette conteuse en chanson, de cette magnifique interprète qui a un talent incroyable pour capturer la caméra de sa voix et vous emmener partout avec elle ...comme Luce l'année dernière, ou un certain Christophe Willem dans une Nouvelle Star plus ancienne... Elle ne peut qu'aller loin et je suis sûr qu'on la retrouvera un jour nous exposer son univers artistique en CD, clips et photos glacées, qu'elle gagne ou pas ce X-Factor !




C'était Raphaël Herrerias qui clôturait la marche hier soir et pour son premier titre, il se mesura lui aussi à un classique du rock français, Marcia Baila des Rita Mitsouko, qu'il interpréta avec conviction, mais qui ne m'emporta pas. Ce n'est pas mon style de prédilection... Et puis, autant j'aime ses titres en anglais, autant je n'aime pas, quand il chante en français, la manière dont il enrobe chaque mot de rondeurs superflues en décollant les syllabes les unes des autres.
Pour le deuxième titre, je l'attendais au tournant, puisqu'il s'attaquait au Thriller de Michael Jackson, en pantalon serrant rouge rappelant la combi en cuir du clip original. Le premier couplet/refrain créa la surprise, dans une version stripped to the bone comme on dit, avec un beau tableau de ses danseurs et danseuses en ombre chinoise, mais je regrettais qu'il ait choisi un phrasé très lié qui gâchait un peu la chanson et son anglais pourtant impeccable. Ce n'était qu'un effet de style puisque lorsque le deuxième couplet vit le rythme vraiment démarrer, son phrasé retrouva une parfaite intelligibilité. Il se lâcha vraiment alors, avec déhanchements et coups de reins évocateurs, choré de pantin désarticulé et final entouré de près de sa troupe de danseurs, mains sur lui prêtes à lui arracher la chemise, et je trouvais Raphaël habité par son Thriller. Au final, j'aimais beaucoup la manière dont il s'appropria le morceau.




Mais les votes se clôturant quelques minutes à peine après sond euxième passage, il pâtit sûrement de cette place de dernier, puisqu'à l'appel des repêchages, quelle ne fut pas ma surprise de voir Raphaël Herrerias face aux 2nde Nature. J'espérais Florian, attendais Sarah ou les cinq garçons, peut-être Matthew, croisais les doigts pour ne pas y voir Maryvette mais je ne me serais jamais attendu à voir le chéri de ces dames recueillir moins de votes que les autres candidats. Nul doute que Véronic DiCaire paye là le fait que le trop-plein de garçons restant en compétition se partagent les votes des SMSeuses, au profit donc des candidates restantes. Par contre, je ne comprends pas que Florian et même Matthew recueillent plus de votes que le sexy brun aux yeux azur ou les cinq sex-toys de Padovani !




Je le voyais déjà sorti quand je compris qu'il défendrait sa place avec Bruxelles, titre qu'il avait déjà chanté dans la cabane au Canada de Véronic face à Roch Voisine et qui, visiblement, est un titre fétiche pour lui : aucune prise de risque donc. Je craignais que ce choix le désserve, ou que les autres jurés votent contre lui pour éliminer par sécurité le candidat qu'ils voient en finale, ou préfèrent sauver le dernier candidat du coach Padovani en sacrifiant l'un des trois candidats de DiCaire, ou encore basent leur vote sur les seules prestations de ce soir, mais c'était heureusement sans compter sur la déontologie d'artistes de Christophe Willem et Olivier Schulteis, qui ont tous les deux voté pour le potentiel artistique et futur discographique en votant contre le groupe de Henry Padovani. Les cinq garçons se sont cependant bien défendus sur le Hello de Lionel Richie mais, à part Jordan en pleurs sur scène quand le générique tomba, c'était comme si ils savaient à l'avance que c'était déjà beau pour eux d'être allé jusque là. Quand on repense que leur groupe n'était que la réunion (par les jurés) de cinq garçons en solo moins talentueux que les autres et qu'il leur aurait sans doute manqué la cohésion d'un groupe qui se connaît depuis longtemps pour avoir la longévité d'une vraie carrière musicale, on ne peut que se dire que c'était après tout une belle aventure pour les cinq garçons. Qui sait, certains referont peut-être surface bientôt, à moins qu'une maison de disques ne les signent quand même pour un single ou un album facile à petit budget, pour voir, et avoir un retour sur investissement rapide. Je pense qu'il y a toujours la place pour un boysband en France, encore faut-il le marketer autrement que vers les moins de 10 ans...




Après ses fanfaronnades des premiers primes où ils répétait que le gagnat du X-Factor serait un groupe, Henry Padovani se retrouve donc premier coach sans candidat, en chômage technique donc, avec Véronic conservant toujours ses trois boys, Olivier Schulteis ses deux filles, et Christophe Willem entièrement dédié à Maryvette. Les statistiques du concept à l'étranger étaient de toute manière contre lui, puisque les groupes vont rarement loin dans la compétition, souffrant vraissemblablement d'un souci d'identification pour recueillir els votes, à moins qu'ils ne soient pas aussi fédérateurs pour déclencher un SMS... Ce serait un beau sujet de thèse, non ? LOL
Qui sera le prochain à quitter l'aventure ? J'espère enfin voir en ballotage Florian, sûr que n'importe quel autre candidat sera alors repêché et cela redonnera un peu d'équilibre à la compétition entre les équipes... Rendez-vous la semaine prochaine donc, juste avant que ne commencent mes vacances d'été... et oui, je sais, c'est un peu tôt !

dimanche 22 mai 2011

Mylène Farmer's RedOne second single off "Bleu Noir"

Strangely enough, I've found out today that Mylène Farmer's last single Bleu noir had been remixed by Guena LG & Jeremy Hills and bought both single edits and, on the same day, I find out that Lonely Lisa, RedOne's second track from Mylène Farmer's latest album, has been chosen as third single and its release date is next 21st June, on the day of the annual Fête de la Musique to celebrate Summer.
Inspired from the same electro dance vibe Oui ...mais non was made of, this song was a highlight of the album and now this new single has already been remixed by multiple electro/dance artists, all to be included on the CDmaxi package. Count me in to buy it as soon as it's available for sure !










vendredi 20 mai 2011

Rolling in the deep

Je dois avouer que jusqu'à pas longtemps, Adele, pour moi, n'était qu'une chanteuse soul anglaise un peu rondelette qui avait été en concurrence avec Duffy du temps de leur premier album respectif et dont le second opus 21, était l'évênement discographique de la décennie en Angleterre, avec des ventes écrasantes lui permettant de totaliser jusqu'à aujourd'hui 15 semaines au N°1 des ventes d'albums en Angleterre, record inégalé depuis les Spice Girls en 1997 avec leur premier album Spice. Loin d'être une hit-wondeuse, Adele enchaîne donc bel et bien les tubes (Hometown glory, Chasing pavements, Make you feel my love, Someone like you, Set fire to the rain, Turning tables...) et sa carrière semble ne faire que commencer...

C'est par pur hasard que j'ai vraiment découvert le single Rolling in the deep, premier extrait de l'album alors à paraître. Que ce soit sur le prime de X-Factor sur M6 interprété par Sarah Manesse, au générique de Glee par Michele Lee & Jonathan Groff ou dans sa version originale, j'ai finalement été happé par l'emprise de son refrain, la parfaite mélodie qui vous entraîne et par la mélancolie, la soul qui transpire de tous ses pores. Aujourd'hui, c'est une ado de 12 ans, Maddi Jane, qui m'entraîne à nouveau au coeur de ce titre, et sa voix puissante et juvénile le transforme sans l'abîmer. Je vous laisse juge de cette nouvelle adaptation. Avec le développement des videos personnelles postées sur le net maintenant, la garantie pour un chanteur d'avoir un vrai tube entre ses mains est de le voir repris, et repris, et repris par toutes les générations d'apprentis chanteurs de par le monde, comme Umbrella l'avait été pour Rihanna il y a quelques années, ou Born this way récemment pour Lady Gaga.

Voici la video et le lien audio du titre (http://www.mediafire.com/?xt6ulr9qagjly9c).
Gageons que la mini chanteuse saura, à l'instar de Greyson Chance dont la reprise de Paparazzi adoubée par sa celèbre interprète précédemment nommée, trouver une maison de disque et sortir ses propres tubes.







mardi 17 mai 2011

X-Factor S2 : Prime #5 dites au revoir aux yeux noirs :)


C'est avec une seule et dernière candidate reléguée en dernière place dans l'ordre de passage que Christophe Willem a entamé ce nouveau prime dédié aux chansons de groupes et avec pour invités d'honneur les Black Eyed Peas qui, pour scotcher le téléspectateur dès le début de l'émission, ont commencé par leur single The time (dirty bit). Je me demandais si Olivier Schulteis avait mis ses boules kies ; face à si peu de musicalité dans une reprise sacrilège du titre original, avec leurs sonorités Pacman passées à la moulinette, j'aurais bien voulu entendre son avis sur la presta du quatuor américain...




Sinon, c'est Sarah Manesse qui a enchaîné avec Heavy cross de The Gossip. Je ne connais pas trop l'original de Beth Ditto et je n'ai pas été emporté par ce titre trop rock à mon goût. Elle a fait le show néanmoins mais j'ai retrouvé dans ce titre les accents de sa voix qui ne me plaisent pas... Et sa coiffure était affreuse !




Florian Giustiniani reprenait ensuite Dis-moi des BB Brunes et là, facile, je n'aime ni la chanson originale, ni la version swing qu'il en a faite, pas plus que ce minet relooké chantant simplement juste face au micro. "Dis-moi si j'dois partir ou pas" chantait-il. C'est pourtant l'évidence : il faut qu'il PARTE ! De plus, dans le petit montage vidéo le montrant travaillant cette semaine avec Pascal Obispo, on le voyait avec son ancienne coupe à la Justin Bieber, preuve que c'était la semaine précédente, pour le prime ou Obispo avait justement été annoncé, que ces séquences ont été tournées ; M6 nous prend vraiment pour des cakes !




En troisième position suivaient les rockeurs lillois du groupe Omega, avec une autre casserole d'un groupe que je n'ai jamais aimé, Contact de Kyo. Ils s'en sont sortis facile ; c'est leur style et pas le mien. J'en ai profité pour aller aux WC...




Raphaël Herrerias suivait heureusement, déguisé en sexy dandy et annoncé sur un titre de Coldplay. Malheureusement pour moi, c'était Trouble, que je connais moins que Clocks ou Viva la vida, mais il s'est ma fois bien débrouillé. Je n'ai pas été hypnotisé mais c'était bien plus plaisant que son titre en français de la semaine précédente...




Les 2nde Nature, après un sujet les montrant se déchirant pendant les répet', avec Nedjim prêt à quitter l'hotel et le groupe, entonnaient Cendrillon de Téléphone, en (double) piano / voix. Leur version devenait ensuite plus intéressante ai-je trouvé, au contraire de Christophe Willem, et on les a vu beaux comme des camions en petits gilets assortis bleus/noirs finir le titre en se partageant bien les couplets/refrains et je retrouvais une bonne unité vocale dans leurs harmonies. Le jury, lui, n'a pas apprécié et Olivier Schulteis les a même déclarés prêts pour aller à l'Eurovision... Pourquoi est-ce donc un gros mot en France ??!! S'il crois que ses chansons sont moins variétoche, il se prend vraiment pour le nombril musical du monde...




Matthew Raymond-Barker était le suivant et, durant le petit reportage de sa semaine, on le vît portant des lunettes, comme on avait vu Damien des 2nde Nature dans le leurs, et c'est vrai, côté télégénie, qu'il vaut vraiment mieux porter des lentilles face aux caméras. Je ne connais guère que Christophe Willem et Camélia-Jordana comme exemples de chanteurs à lunettes à qui ça va bien ! Son One de U2 a mal démarré puis, pris dans l'ambiance avec les danseurs africains autour de lui, l'anglais s'est un peu repris, même si on entendait plus les choeurs que sa propre voix par moment... Après les deux prestations des semaines précédentes que j'avais beaucoup aimées, celle de ce soir m'a fait l'effet d'une douche froide et les jurés ont semble-t-il ressenti la même chose, se montrant tout sauf tendre dans leurs appréciations, au point de lui faire venir les larmes aux yeux. Mais la réalisation en a profité pour zoomer plus près encore, que l'émottttttiiiiiiiiion soit bien visible par tous les télespectateurs et spectatrices surtout, de manière à ce qu'une avalanche de SMS pleuve et le console sûrement. Sandrine Corman en a profité pour le réconforter de deux bisous : il a au moins gagné ça !




Avant d'enchaîner, les Black Eyed Peas sont revenus pour une nouvelle moulinette electro/R&B totalement inécoutable mais tubesque (!) comme eux seuls savent les faire depuis qu'ils en ont piqué la recette dans l'ordi de David Guetta. Heureusement, après une nouvelle page de pub, ce fut au tour de Marina D'Amico de paraître sur le tube de Mathieu Chedid Je dis Aime. Je ne vois pas où est la chanson de groupe là-dedans... Henri Padovani l'a lui aussi remarqué. Elle s'en est bien sortie et avait un super look avec son chapeau noir mais je la préfère dans un style soul/R&B ou variété que rock/nouvelle scène française.




Enfin, bonne dernière, Maryvette Lair vint sur Paroles, paroles de Dalida/Delon, alanguie sur son canapé en robe sexy à paillettes, accompagnée d'un pianiste et d'images d'elle travestie en dandy moustachu, rockeur banané blond et ouvrier en Tshirt noir de cambouis pour singer les parties vocales d'Alain Delon. Si les couplets m'ont beaucoup plu, j'ai trouvé son exubérance un peu trop too much sur les refrains "paroles, paroles, paroles..." mais c'était rigolo, juste et étonnant, tout ce qui mérite de lui faire continuer l'aventure.




Un petit medley des Kool & The Gang (Celebration/Fresh) interprété par les tous candidats et un plus long medley de Véronic DiCaire, faisant son show en Madonna/Rihanna/Lady Gaga et autre diva, plus tard, il était temps de découvrir les votes du public, ou plutôt qui n'avait pas reçu suffisamment de suffrages et devait chanter un nouveau titre au repêchage et ce soir, c'était à nouveau au tour de Sarah Manesse et d'Omega de se mesurer aux votes du jury. Sarah choisit Someone like you de Adele et lorsque vint le refrain, tout le public était pendu à son souffle. Puis les lillois reprirent de manière monotone et lancinante Le sud de Nino Ferrer. Cela ne leur porta évidemment pas chance, Christophe et Véronic préférant voir rester Sarah. Ce soir, Henri Padovani rejoint donc Christophe Willem au banc des coaches à un seul candidat et je ne comprends toujours pas comment Véronic DiCaire peut toujours avoir ses trois gars, surtout Florian...




Suite la semaine prochaine, avec Julien Doré et Jenifer, même prête à venir sur M6 vendre son superbe dernier album qui peine à quitter les gondoles de supermarchés, et c'est un scandale tellement il est génial !


dimanche 15 mai 2011

Eurovision 2011 : Rendez-vous à Baku l'année prochaine !












Après une semaine Eurovisionesque somme toute assez décevante du point de vue francophone, prime avec Laurent Boyer lundi soir sur France 3 pour rappeler l'évènement très décevant, 1ère demi-finale non retransmise mardi soir, 2nde demi-finale avec des commentateurs transparents jeudi soir sur France Ô (j'ai découvert pour l'occasion que j'avais la chaîne sur ma télé!), et finale hier soir avec un Laurent Boyer énervant et une Catherine Lara ricanante (quasi absente heureusement) où la France s'est encore une fois fait laminer, mais vu notre représentant, n'était-ce pas courru d'avance ?

Laurent Boyer et France 3 ont essayé par tous les moyens de nous faire croire que nous pouvions et allions gagner, mais Amaury Vassili et son titre pop/opera n'avaient aucune chance, quoique les bookmakers l'annonçait quasiment sûr de l'emporter ! Quand on voit son score final, 15ème avec 82 points (même nombre de points que Jessy Matador l'année dernière, à qui ça a suffit pour finir 12ème, lui), comme ceux d'autres favoris de cette année (l'Estonie, avant-dernière, le russe, 17ème, la Hongrie, 22ème...!), on se dit que les parieurs n'étaient visiblement pas ceux qui ont décroché leur téléphone hier soir pour composer le numéro d'appel surtaxé de l'Eurovision...








Résultat des courses, c'est l'Azerbaijan qui remporte la victoire, et donc le droit d'organiser le concours 2012 à Baku, et c'est une première pour ce petit pays, ainsi que largement mérité, sa chanson gagnante étant celle qui, à la fin du concours et de ses 25 participants de la finale d'hier, avait son refrain de vrillé dans ma tête ; "I'm runnin' out scared tonight, I'm runnin' scared of life... (...) 'cos I adore you". Même si cette première place a été chèrement disputée entre une petite dizaine de candidats et que la victoire n'a été assurée qu'une fois le quarantième pays votant de passé, le duo Ell & Nikki a dès le début remporté des votes consensuels de quasiment chaque pays. Voici le détail des résultats :












01 Ell & Nikki Running scared (Azerbaijan [SF1#2 122 Pt] 221 Pt)


C'est avec 221 points dont 3 fois 12 points et 5 fois 10 que le charmant duo masculin/féminin formé pour l'occasion remporte le trophée 2011 avec leur titre pop/rock teinté d'électro (dans les arrangements) et de R&B (ces Hoh Oh Hoh des choeurs), très mélodieux et reposant sur une belle mélodie au piano qui n'est pas sans me rappeler Coldplay. Entourés de quatre danseuses/choristes comme eux de blanc vêtues, le couple (Elgar Gasimov et Nigar Jamal de leurs vrais noms) a parfaitement bien interprété leur chanson, tant niveau voix que jeu de scène romantique qui les voit finir la prestation collés serrés l'un contre l'autre, sans que cela soit équivoque ou raccoleur. J'ai à ce propos trouvé cette année que les participants étaient moins dénudés que d'habitude, comme si l'on s'était aperçu que cela désservait plus que n'attirait les votes de montrer trop de jambes, poitrines ou torse musclés... A noter que leur chanson est une oeuvre suédoise (Stefan Örn /Sandra Bjurman / Iain Farguhanson à l'écriture) qui avait finie seconde lors de la première demi-finale où les 122 points récoltés lui avaient offert une place dans la finale, nouvelle preuve s'il en était besoin, que la Suède est bien le pays de la Pop internationale de nos jours. Running scared était l'un de mes coups de coeur donc je ne suis pas déçu de cette victoire et j'espère que le duo va nous sortir un album complet de cette trempe dans la foulée !

02 Raphael Gualazzi Madness of love (Italy 189 Pt)
Second sur la ligne d'arivée, l'italien Raphael Gualazzi et sa compo jazzy Madness of love, Follia d'amore en version originale, qu'il a interprétée en anglais au piano et nous a plongé dans une atmosphère de piano bar à l'américaine avec sa voix eraillée de chanteur de charme italien. Ce fut la surprise de fin puisque c'est au fil des votes qu'il a glané de plus en plus de points (4 fois 12 points), au point, dans le dernier quart des pays votants, de devenir un challenger sérieux et au finish de passer devant la suède, un temps premier puis toujours dans le tiercé de tête. C'est dire si la première puis surtout la seconde place ont été disputées ! Même si ce n'est pas mon style de musique ni de voix que j'adore, sa prestation sortait du moule Eurovision et quoi de mieux pour accueillir le retour de l'Italie après 13 ans d'absence dans les Big Five de l'Eurovision que de voir son candidat finir bien placé ?

03 Eric Saade Popular (Sweden [SF2#1 155 Pt] 185 Pt)
Sorti vainqueur de la seconde demi-finale de jeudi avec 155 points et un temps premier des votes samedi soir, le jeune suédois Eric Saade avait remporté haut la main la sélection suédoise de cette année, le Melodifestivalen, devant mon autre chouchou Danny Saucedo (qui donna les résultats des votes suédois hier soir arborant un Tshirt à l'effigie de Eric Saade) et son In the club. Ecrit et composé par Fredrik Kempe, son Popular est un titre dance/pop hyper efficace qui a bénéficié d'une choré inventive avec effet cage en verre que Eric brisait d'une main, même si vocalement, heureusement que la musique et les choeurs couvraient sa voix pas toujours à pleine puissance du fait justement de la chorégraphie je pense. Après sa troisième place au Mélodifestivalen 2010 avec Manboy, son deuxième essai pour l'Eurovision est plus qu'honorable et devrait être idéal pour lancer internationalement son deuxième album à sortir prochainement. Dois-je préciser que je possède évidemment son premier Masquerade en CD et que c'était mon favori hier soir ? J'espère en tout cas une sortie en France (nous lui avons donné 10 points hier!) et même s'il a récolté beaucoup de 10 points, son Popular n'a fait l'unanimité que 2 fois pour récolter les 12 points de l'Estonie et d'Israël. A l'année prochaine peut-être ?

04 Mika Newton Angel (Ukraine [SF2#7 81 Pt] 159 Pt)
Bien que dès le début dans les premiers en bon challenger pour la première place, le mid-tempo Angel de la blonde Mika Newton aux épaulettes de plumes m'a paru à moi bien transparent, même si la belle avait visiblement de la voix suffisante pour lui insuffler un peu l'énergie qu'il manquait à la mélodie pour s'emparer de nos suffrages. Ce qui a fait la différence pour moi, c'est le spectacle live sur écran géant derrière elle de Kseniya Simonova à ses côtés dessinant au sable sur table de lumière l'histoire de la chanson. Gagnante de l'émission Ukraine's Got Talent, cette véritable magicienne était le gros plus qui a fait récupérer des points à l'Ukraine cette année. J'avais déjà vu son travail sur une vidéo YouTube et avait été émerveillé par sa dextérité et la poésie qui ressortait de son travail.

05 A Friend In London New tomorrow (Denmark [SF2#2 135 Pt] 134 Pt)
"Come on boys, come on girls" entonne sur fond de boîte à musique enfantine Tim Schou, le chanteur danois du groupe pop/rock A Friend In London, en pantalon de cuir et coiffure à la brosse longue façon Desireless et je sais qu'ils tiennent un tube. D'inspiration pop anglaise années 60/70's et basée sur des accords universels, New tomorrow avait tout ce qu'il fallait pour plaire et récolter suffisamment de suffrage pour se qualifier en demi-finale (seconde place jeudi soir 20 points derrière Eric Saade) et monter haut lors de la finale avec notamment les 12 points de l'Irlande, l'Icelande et les Pays Bas et autres 10 points ; pas assez pour l'emporter vraiment mais suffisamment pour se faire remarquer et sortir peut-être leur album.

06 Dino Merlin Love in rewind (Bosnia & Herzegovina [SF2#5 109 Pt] 125 Pt)
En sixième place, la Bosnie Herzegovine et le Love in rewind de son pépé chanteur Dino Martin en veste à carreaux et sa troupe, ballade folkeuse et folklorique qui, je ne vois que ça, n'a pu gagner ses points qu'à cause de ses universels choeurs Woh woh oh oh... Imaginez-donc, c'est le seul pays qui hier soir a récolté 5 fois 12 points (!) et s'est retrouvé à un moment numéro 1... On l'a échappé belle ! AFFREUX, Affreux, affreux...

07 Loukas Giorkas feat. Stereo Mike Watch my dance (Greece [SF1#1 133 Pt] 120 Pt)
Si la Grèce avait choisi d'envoyer la chanson la plus abominable au monde pour éviter d'avoir à financer l'Eurovision dans leur pays en crise l'année prochaine, ça a faillir tourner à la mauvaise blague puisque leur chanson mixant rappeur à la voix d'outre-tombe façon Dieter Bohlen en anglais et chanteur folklorique hellénique sur fond de rythmes tribaux grecs a terminé première de la première demi-finale et a dès le début des votes de la finale récolté moults suffrages ; heureusement pour tout le monde, pas assez pour finir plus haut que leur septième place, mais c'est dèjà bien trop cher payé à mon avis !

08 Jedward Lipstick (Ireland [SF2#5 109 Pt] 119 Pt)
Huitième à la fin mais au tout début des votes sûrs challengers pour la première place, les jumeaux John et Edward Grimes et leur sautillant et addictif Lipstick écrit et produit par les producteurs danois Deekay ont pu croire à leur victoire. Heureusement, la joke n'a été que de courte durée même s'ils finissent bien et, après tout, leur titre pop/dance a atteint sa cible : on en retient la mélodie, elle fait battre du pied et remuer du popotin et elle était soutenue par une prestation endiablée mais, comme lors de leurs shows sur le X-Factor anglais où ils furent révélés il y a de celà deux ans, les "frères pinceaux" (comme les a appelés Laurent Boyer à cause de leur coupe de cheveux elle aussi Desireless-ienne) brillent autant qu'ils énervent. Véritables puces sur scène, sautillant et faisant la pirouette en fin de show, en collants noirs et vestes rouges pailletées à doubles épaulettes, ils faisaient le show pour se faire remarquer et leur titre est de la vraie glue pour les oreilles, mais à force de gesticuler, il n'a fait illusion à personne que c'était avant tout leurs choristes qui soutenaient les parties vocales du titre et c'est à la fois une prestation vocale que scénique qui est jugée au final, et heureusement...

09 Eldrine One more day (Georgia [SF1#6 74 Pt] 110 Pt)
Je m'étonne de l'importante récolte de points (110!) de la Georgie, clôturant le show hier soir avec leur groupe Eldrine, porté par une chanteuse brune criant un peu trop fort et un rappeur au débit me rappelant Anthony Mortimer des East 17, sur un bon vieux titre rock guitares et voix hurlantes sans aspérité. Il doit toujours y avoir un public alternatif regardant l'Eurovision et voulant voter pour ce type de chanson... mais pas moi.

10 Lena Taken by a stranger (Germany 107 Pt)
Etonnant choix que celui de l'Allemagne de reconduire pour les représenter une seconde année consécutive la gagnante de l'année dernière, Lena Meyer-Landrut, et encore plus avec son Taken by a stranger, étrange chanson rétro synthé/pop que la petite brune a magistralement habité d'une voix sulfureuse et sexy et de regards pénétrants au caméraman hypnotisé sans doute, comme nous. Plus étrange encore était le tableau de ses trois danseuses et choristes déguisées en combinaison moulantes argentées et le mur d'images d'arrière-plan, façon spermatozoïdes hallucinogènes. Malgré tout, inventive et captivante, cette entrée a récolté suffisamment de points pour ne pas démériter et me réconcilier avec Lena, dont je n'avais pas compris l'attrait l'année dernière.

11 Blue I can (UK 100 Pt)
Plus étrange la contre-performance du quatuor R&B anglais reformé pour l'occasion, Blue, dont le tubesque hymne electro/R&B I can était annoncé par les bookmakers comme un gagnant potentiel. D'autant que le groupe avait mis les petits plats dans les grands pour réussir son retour et intensifiait sa promo au point de poser nu pour le magasine anglais Attitude. Une explication que j'avancerais est la prestation vocale lamentable de Lee Ryan dont les suppliques I can ! normalement répétées et sensées rythmer le titre ont été plus qu'éteintes hier soir et comme il est la signature vocale principale du quatuor, il est à parier que ses pauvres efforts d'hier (un mauvais rhume, Lee ?) ont enterré le titre. Le torse musclé de Simon ou la quincaillerie au cou et poignets de Duncan n'y ont rien changé, seuls 100 points et 1 seul 12 points (de la Bulgarie) ont été glannés. Dommage...

12 Zdob Si Zdub So lucky (Moldova [SF2#10 54 Pt] 97 Pt)
C'est à peine plus finalement que la brouillonnerie rock/ska des moldaves à chapeaux pointus qui se révélait finalement plutôt plaisante et addictive, avec ses parties rock énervées et ses moments plus calmes et mélodieux où le jeu de scène tournait autour de la danseuse en unicycle. Je me suis surpris à battre la mesure, comme sans doute les votants qui ont choisi de leur donner leurs points.

13 Maja Keuc No one (Slovenia [SF2#3 112 Pt] 96 Pt)
Un unique point les sépare de la Slovénie et de sa ballade en anglais No one chantée avec une voix pincée qui lui a sûrement fait perdre de l'attrait par rapport à sa prestation de la seconde demi-finale où elle termina 3ème, dans un esprit proche d'Anastacia, avais-je trouvé à l'époque.

14 Nina Caroban (Serbia [SF1#8 67 Pt] 85 Pt)
Magical est la version anglaise du titre rétro pop 70's interprété par la blonde Nina (Danica Radojičić de son vrai nom) et je dois avouer que sa prestation avec ses trois choristes aux costumes kitschement acidulés m'avait bien plu... Si c'était la version anglaise qu'elle avait choisie d'interpréter, je suis sûr qu'elle aurait récolté quelques suffrages supplémentaires mais c'est beau de souligner que c'est donc en serbe qu'une chanson interprétée sans paroles en anglais se classe en premier...

15 Amaury Vassili Sognu (France 82 Pt)
...Et donc juste devant notre candidat et son titre en corse. Où sont passés les points promis par les bookmakers ? Il est fort à parier qu'après avoir répété sans cesse que nous étions favoris et que Marie Myriam allait perdre son titre cette année, France 3 va faire profil bas et ignorer les résultats de l'Eurovision et la contre-performance de notre représentant aux journaux du soir... Il faut dire que nous avions un peu trop misé sur la voix de ténor (mais donc un poil trop bas, ai-je trouvé) et la charisme d'Amaury Vassili. Aucune mise en scène, le chanteur seul et statique face au micro, fronçant les sourcils devant la caméra et ses téléspectateurs ne comprenant pas un mot de ce qu'il racontait et pouvait donc imaginer qu'ils étaient menacés de mort par un plastiquage à la mode corse, que sais-je ? Alors, paraît-il que le pauvre biquet mal peigné a eu des problèmes de retour dans les oreilles... Faut bien trouver une excuse. La seule valable est que la chanson n'avait ni couplet ni refrain, n'était qu'un long et plaintif monologue incompréhensible et qu'il n'aurait pas pâti d'un peu de danseuses à la Kamel Ouali derrière plutôt que du ciel nuageux tourmenté choisi pour animer les écrans géants... Dire que Jessy Matador a mieux fini l'année dernière avec le même nombre points illustre bien le plantage du choix de cette année, mais pour les afficionados, l'objectif est atteint : Amaury Vassili a fait sa pub, les ventes de son deuxième album vont redécoller auprès de son public, et voici, voilou ! De toute manière, il serait sacrilège qu'un pays comme le notre qui se moque de ce que représente l'Eurovision en soit l'organisateur...

16 Hotel FM Change (Romania [SF2#4 111 Pt] 77 Pt)
En seizième place, un excellent titre d'inspiration Motown des roumains Hotel FM au chanteur à pantalon rayé noir et blanc et accompagné d'un pianiste et batteur. Rien de révolutionnaire mais toujours consensuel. Bizarre cependant qu'en demi-finale, Change ait récolté 111 points pour finir 4ème mais n'en a reçu que 77 (avec deux fois 12 points) en finale ?

17 Alexej Vorobjov Get you (Russia [SF1#9 64 Pt] 77 Pt)
Ces deux fois douze points font la différence dans le classement avec la Russie dont le Get you composé par le producteur de Lady Gaga RedOne était également annoncé comme ayant un fort potentiel et se vautre en 17ème place à la finale. Si l'intro en mélopée orientale donnait envie de profiter de la prestation russe pour aller faire une pause aux WC, le titre devenait ensuite un efficace moment de pop dansante et sautillante somme toute agréable et qui aurait dû avoir des résultats plus universels, sauf que le chanteur blond a un peu trop sans doute joué avec le public : clins d'oeil à la caméra, shouts pour haranguer la salle et un salto arrière en finish : ça n'a pas plus plu au téléspectateurs qu'à moi visiblement :)

18 Nadine Beiler The secret is love (Austria [SF2#8 69 Pt] 64 Pt)
Dommage pour la belle brune autrichienne, sa belle ballade oldschool, si elle l'a magnifiquement interprétée, n'a pas conquis le public. Est-ce un manque de mise en scène (seul un jeu de lumière faisait apparaître ses 5 choristes pour les choeurs gospel de fin de chanson) ou un manque de rythme (le remix dance du titre est magnifique !) ou le sentiment de déjà entendu (une ballade Whitney Houston-esque de plus...), toujours est-il que sa prestation n'a pas fait le plein de points...

19 Evelina Sasenko C'est ma vie (Lithuania [SF1#5 81 Pt] 63 Pt)
Même constant dans le même registre pour la brune rondelette de la Lithuanie et son titre en anglais C'est ma vie. Même si sa chorégraphie des mains en langue des signes sur son deuxième couplet a semblé susciter le plaisir du public, sa ballade symphonique était digne des comédies musicales de Broadway plus que de l'Eurovision, même si la Georgie et la Pologne lui ont donné douze points. Elle plairait peut-être plus au public américain ?

20 Sjonni's Friends Coming home (Iceland [SF1#4 100 Pt] 61 Pt)
Toujours oldschool, mais cette fois façon big band de la Nouvelle Orléans ai-je trouvé, le Coming home des six comparses icelandais. Ayant fini quatrième de la première demi-finale, eux aussi ont souffert de la concurrence en finale puisqu'ils sont tombés à 61 points de votes finaux. Leur performance était plaisante, sympa mais sans plus de toute manière...

21 Paradise Oskar Da da dam (Finland [SF1#3 103 Pt] 57 Pt)
Autre candidat à avoir souffert entre sa sélection en demi-finale et le show de samedi, le poupon blond finlandais et sa ballade folk qui a hérité au tirage au sort de la lourde et difficile place de premier à passer sur scène. Comme sa prestation seul en scène était globalement plus ennuyeuse que captivante, tout le monde l'avait oublié au moment de voter, enfin tout le monde sauf les Norvègiens qui lui ont donné 12 points !

22 Kati Wolf What about my dreams (Hungary [SF1#7 72 Pt] 53 Pt)
Autre grosse déception pour les bookmakers de la finale, la blonde candidate de la Hongrie, Kati Wolf et sa parfaite schlager pop song What about my dreams, signe que ce style d'euro pop/dance à la suédoise ne marche plus vraiment. A moins que ce ne soit le couplet en hongrois qui ait refroidi le public. La performance vocale de la bombe blonde n'est en tout cas aucunement en cause : elle sait envoyer le bois comme une vraie Celine Dion ! Ou alors, on n'a pas aimé ses interminables jambes ou son drapé satiné bleu du bras gauche essayant de faire des jeux d'ailes... ? Un peu kitsch côté costume, c'est vrai...

23 Lucía Pérez Que me quiten lo bailao (Spain 50 Pt)
Un peu kitsch aussi la chanson festive et rythmée espagnole, et elle n'a pas fait le plein des votes, à part les douze points de la France et du Portugal. L'entendrons nous cet été dans les campings de France ? Même pas sûr...

24 Getter Jaani Rockefeller street (Estonia [SF2#9 60 Pt] 44 Pt)
C'est en bas de classement que l'on retrouve des sacrés gadins parmi les favoris et l'Estonie est la dernière, son Rockefeller street étant lui aussi un favori des bookmakers. Démarrant sur une intro music box elle aussi, avec un jeu de scène avec 3 danseurs et 2 choristes autour d'une mini ville en blocs de cartons dessinés, la chanteuse brune aux yeux de biche avait une pop song sautillante et par moment enfantine assez plaisante avais-je trouvé. J'ignore ce qui n'a finalement pas plu...

25 Anna Rossinelli In love for a while (Switzerland [SF1#10 55 Pt] 19 Pt)
Pour la suisse et son anorexique chanteuse en robe pourpre, pas la peine de s'interroger, je sais ce qui a manqué : un refrain ! Sa ballade acoustique manquait cruellement de relief et ce ne sont pas ses Na na na na na na qui allaient faire la différence... Bonne dernière du classement de la finale, elle a mis du temps à récolter ses premiers points et comparée aux votes des demi-finales, se serait fait distancer par bon nombre de non-qualifiés aussi.

26 Glen Vella One life (Malta) [SF1#11 54 Pt]
A un seul petit point près, j'aurais préféré que ce soit le candidat Maltais en veste rouge qui gagne sa place en finale lors de la première demi-finale. Son One life faisait partie de mes titres préférés : une bonne et solide chanson dance avec un bon refrain accrocheur et une rythmique imparable. Dommage qu'elle n'ait donc pu bénéficier de l'exposition du show de samedi soir.

27 Emmy Boom boom (Armenia) [SF1#12 54 Pt]
Avec 54 points, la candidate de l'Arménie ne se qualifia pas pour la finale et il faut avouer que son Boom boom, s'il avait un premier couplet plaisant, souffrait d'un refrain énervant que je ne vois personne au monde avoir envie de chanter en choeur... Ouf!

28 Witloof Bay With love baby (Belgium) [SF2#11 53 Pt]
Absence plus injuste pour les candidats belges et leur chanson interprétée à cappella avec de belles harmonies vocales et une rythmique human beat box épatante. C'était osé comme choix et ça n'a pas payé. Dommage...

29 Twiins I am still alive (Slovakia) [SF2#13 48 Pt]
Nouvelle paire de jumeaux, mais féminin cette fois, à l'Eurovision 2011, avec les soeurs Daniela & Veronika Nízlová, mais il ne devait y avoir la place que pour un duo de jumeaux samedi soir, les slovaques se classant 8 places derrière John & Edward. Il faut avouer que leur ritournelle pop I am still alive, bien que plaisante, était assez plate et manquait de ce petit plus qui donne envie de voter pour une chanson.

30 Poli Genova Na inat (Bulgaria) [SF2#12 48 Pt]
Interprétée en bulgare, cette power-ballade pop/rock chantée par une blonde à cheveux courts aurait pu devenir un hymne fédérateur à toutes les lesbiennes rock d'Europe mais il n'y en avait manifestement pas suffisamment devant leur poste télé. Peut-être qu'en anglais, l'attrait du titre aurait été plus fort ?

31 Aurela Graçe Feel the passion (Albania) [SF1#14 47 Pt]
Autre chanteuse masculine à cheveux courts mais d'un rouge vermillon cette fois, la représentante albanaise et son Feel the passion hurlant sur guitares rock. Bof, bof...

32 Yüksek Sadakat Live it up (Turkey) [SF1#13 47 Pt]
Autre éliminé de la première demi-finale, le candidat turc et sa chanson rock orientale Live it up. Je gage que leur seconde place l'année dernière a inspiré le choix de cette année mais la mayonnaise n'a pas pris cette fois.

33 Anastasiya Vinnikova I love Belarus (Belarus) [SF2#14 45 Pt]
En parlant de titre indigeste, le summum fut atteint jeudi soir avec une brune au regard magnétique n'étant pas sans me rappeler la chanteuse russe Alsou, qui malheureusement interprétait un titre rock infesté de musique folklorique des Balkans en hommage à son pays : Affreux, affreux, affreux !

34 Daria Celebrate (Croatia) [SF1#15 41 Pt]
Le titre croate de cette année était peut-être un peu trop daté (on aurait dit une production des anglais METRO comme dans les années 2000 pour Cher, Pandora ou Anna Vissi) pour gagner mais j'aurais quand même aimé qu'il aille en finale. Interprété par la blonde Daria Kinzer, c'était un autre de mes titres préférés dance/pop de cette année, même si la rythmique par moment était un peu trop pling plong façon Bontempi.

35 Dana International Ding dong (Israel) [SF2#15 38 Pt]
Je me serais attendu à la même chose pour la nouvelle chanson de la gagnante de l'Eurovision 1998 avec Diva. Et en fait, son Ding dong a un peu les même ingrédients cheap, c'est une chanson pop/dance un peu kitsch, mais là où le titre croate m'emporte, celui de Dana International me laisse de marbre. C'est avec plaisir que j'ai vu qu'elle laissait sa place à de meilleurs candidats en finale !

36 Vlatko Ilievski Rusinka (F.Y.R. Macedonia) [SF2#16 36 Pt]
Idem pour le chanteur macédonnien, ses cosaques et sa chanson folklorique à boire parlant de vodka. Dommage qu'il ait récolté autant de points : je ne lui en aurais donné aucun !

37 Senit Stand by (San Marino) [SF1#16 34 Pt]
Aucun relief pour la calme ballade de la chanteuse de San Marino cette année et toujours pas de place en finale pour résultat : il n'y a pas de quoi s'étonner.

38 Stella Mwangi Haba haba (Norway) [SF1#17 30 Pt]
La chanteuse norvégienne de cette année, c'était un peu la Jessy Matador de l'Eurovision 2011, sauf qu'elle n'a pas reçu suffisamment de votes pour aller en finale et faire danser la foule sur sa chanson africaine festive au rythme tribal des îles. Elle avait pourtant sorti les danseurs et une mini robe rouge à bustier mais la température à Düsseldorf ne devait pas se prêter à sa choré créole, à moins que son accent lamentable n'ait fait un peu trop cliché... La Norvège nous avait habitué à mieux avec son dernier gagnant d'il y a deux ans Alexander Rybak et son Fairytale.

39 Musiqq Angel in disguise (Latvia) [SF2#17 25 Pt]
Etonnante contre-performance pour le duo letton composé de Marats Ogleznevs et de Emils Balceris et son titre pop/rock enlevé Angel in disguise. J'ai beaucoup aimé ce titre sans me rappeler à quelle chanson il me faisait penser mais il aurait mérité pour moi d'aller en finale...

40 Homens Da Luta A luta é alegria (Portugal) [SF1#18 22 Pt]
A écouter une fois de plus la même chanson folklorique portugaise que nous ressert chaque année le candidat du Portugal, digne des kermesses du siècle dernier, je me prends à penser qu'il n'y aurait pas meilleur poison pour moi, si je voulais me suicider, que d'écouter un CD complet de musique portugaise... ! Leur performance était à vomir...

41 Magdalena Tul Jestem (Poland) [SF1#19 18 Pt]
La polonaise Magdalena avait un titre pop/dance pourtant suffisamment rythmé pour recevoir plus de votes que ça pensais-je ! Ou alors, c'est qu'il aurait mieux valu pour elle interpréter la version anglaise ? 18 petits points et une bien maigre récolte donc pour la Pologne cette année...

42 Christos Mylordos San Angelos s'agapisa (Cyprus) [SF2#18 16 Pt]
Quand on voit le nombre de pays ayant voté pour Chypre lors de cette seconde demi-finale, on comprend que leur représentant cette année n'avait pas grande chance d'aller loin, d'autant que le pop/rock folklorique de son titre était rasoir au possible...

43 3JS Never alone (Netherlands) [SF2#19 13 Pt]
Enfin, bon dernier cette année en nombre de points récoltés, les Pays Bas et leur représentant, le groupe 3JS, qui avait pourtant une bonne chanson pop/rock FM qui pour moi aurait dû rassembler un peu plus de votes ; j'aimais assez leur Never alone et son refrain enlevé accrocheur... Il ne méritait pas ce nouveau camouflet ! J'ai l'impression que depuis quelques années, quelque soit le style de leur chanson choisie, personne ne vote pour elle ; mais que se passe-t-il avec la Hollande ?

Sinon, rendez-vous l'année prochaine en Azerbaijan, à Bakou, la capitale de ce petit pays du Caucase, sur le bord de la mer Caspienne et bordé par La Turquie, la Russie, l'Arménie, la Georgie et l'Iran.

Enfin, voilà ci-dessous les tableaux complets des votes des demi-finales :







mardi 10 mai 2011

X-Factor S2 : 4ème Prime

C'est en direct du studio du Lundi (!!) ce Mardi soir, que le X-Factor a déroulé son nouveau show, espérant retrouver un peu des audiences érodées depuis le démarrage en invitant Jean-Louis Aubert et toute la troupe de la nouvelle comédie musicale de Pascal Obispo, Adam & Eve, le temps d'un premier single assez fade (Rien ne se finit) interprété par Thierry Amiel & Cylia, deux ex bébés stars nés sur M6.




Le premier candidat à se présenter était Florian Giustiniani, avec une nouvelle coupe lui cachant toujours les oreilles (qu'il doit avoir décolées ou en pointe ma parole !) mais effet de manche pour lui décoller l'étiquette de Justin Bieber frenchy. Si le tableau chorégraphié de son Haven't met you de Michael Bublé était assez fun, son interprétation, même si juste vocalement, a été bien fade et sans relief. Et surtout, comme l'ont souligné les jurés, Florian avait un accent anglais impossible ; on avait l'impression qu'il butait sur chaque mot. Son sauvetage au moment des votes du public ce soir est incompréhensible, artistiquement parlant s'entend !




Suivait Vincent Léoty, simple et sobre dans une magnifique et touchante interprétation de L'hymne à l'amour de Piaf. Il a vraiment une très belle voix mais je ne l'imagine pas autrement que comme un bon chanteur de comédie musicale. Je ne lui pense pas assez de charisme pour porter seul un CD dans les bacs... Je n'ai pas dû être le seul à le penser vu sa présence aux rattrapages de ce soir, et les gros plans sur sa femme très enceinte dans le public ce soir n'ont pas dû l'aider pour récolter les SMS des jeunes filles en fleur...




Matthew Raymond-Barker suivit avec ma chanson préférée de Michael Jackson, composée en fait par Siedah Garrett & Glenn Ballard, et pas sa plus connue en France, loin de là, j'ai nommé la superbe ballade soul Man in the mirror. Avec de la justesse vocale, un beau jeu de scène entouré de mannequins et de mirroirs, et son habituelle nonchalance, l'anglais m'a embarqué et a réalisé une très belle performance qui a pour moi confirmé les prouesses de la semaine dernière. Moi qui le voyais/voulais sorti au premier prime ! Ce style soul lui va décidément bien.




Les lillois d'Oméga reprenaient ensuite le Donne-moi le temps de Jenifer pour rallier son compositeur Olivier Schulteis à leur cause sans doute. Leur chanteur aux yeux charbonneux m'a toujours autant énervé même s'ils n'ont heureusement pas déstructuré la ballade en rock débridé comme on aurait pu le craindre mais je retiens plus la belle performance de son compère au choeurs et piano que celle du chanteur.




Sarah Manesse jouaient, elle, le tout pour le tout en reprenant le Vogue de Madonna, avec choré et danseurs. Elle s'en est très bien sortie et pour une fois, sa voix m'a paru moins énervante, mais j'aurais aimé qu'elle colle un peu moins à la version originale. En plus, elle a semblé prendre son pied sur scène et ça faisait plaisir à voir autant qu'à entendre.




Maryvette Lair, elle, s'est attaquée à Johnny Hallayday en petite robe courte et noire, reprenant de belle façon son Que je t'aime, variant l'effet de répétition du refrain en modulant ses effets, de voix enfantine à souffle d'amoureuse ou déclaration tonitruante, mais j'ai moins aimé le grain de folie qu'elle insufla parfois : trop d'ambiances différentes ont tué la cohésion de son interprétation pour moi...




Les 2nde Nature reprirent ensuite L'amour avec toi de Polnareff, dans une version rock-n-rollesque débridée un peu guignolesque par moment. J'avoue que n'aimant ni la chanson originale, ni la version qu'ils en ont faite, ni la manière dont ils se partagent les phrases des couplets en solo, avec plus ou moins de succès suivant les garçons, je n'ai pas été ravi de leur prestation. Bizarrement, le message a du avoir du mal à passer vers les SMSeuses honnies par Olivier Schulteis puisqu'ils ont finis en ballotage. Pour une fois, c'est Adrien et pas Damien qui était au centre du groupe, même si vocalement, pour moi, c'est Jordan qui tire son épingle du jeu, prime après prime. Ses petits yeux malicieux et son sourire craquant en font pour moi l'atout charme du groupe auprès des filles, voire le seul potentiel réel en solo puisque, si le groupe n'emporte pas cette saison du X-Factor, je vois mal les garçons continuer à courir les castings à cinq...




Mais le réel chouchou du public, Olivier Schulteis l'a dit, c'est le candidat suivant, Raphael Herrerias, le beau brun aux yeux azur et à la voix de velours. Les trois jurés masculins n'ont pas été emportés par son D'aventure en aventure de Serge Lama, et je dois avouer que moi non plus... Mais Véronic DiCaire comme les filles du public ont semblées scotchées et sensibles à sa déclaration assennée jusqu'au bout : "je t'aime encore, je t'aime encore..." Alors, favori ou pas ? futur finaliste et gagnant ou pas ? En tout cas, je remarque qu'il retrouve, avec Marina D'Amico à le suivre, sa place préférée par la production semble-t-il, en fin de sélection, ce qui semble être le signe que pas mal de votes lui sont attribués chaque semaine, de sorte que placer ces deux là en fin d'émission garantit une bonne audience jusqu'au bout...




Olivier Schulteis, pour sa deuxième et dernière pouliche de la soirée, a une nouvelle fois dépéché le Show et tous les danseurs, le temps d'un Crazy in love de Beyoncé que Marina D'Amico, en mini robe bustier et brushing à la Mariah Carey, a interprété de manière magistrale et surtout très professionnelle, entourée de quatre danseuses choristes et quatre danseurs bagnards dévoilant leurs torses pour les SMSeuses sans doute. Pas de doute, la benjamine mérite son titre de favorite, elle aussi...




Après une petite collégiale, brouillonne comme d'hab', dédiée cette semaine à Henri Padovani (Doo doo doo da da da de Police), il était temps de découvrir les deux candidats en ballotage, le pauvre Vincent Léoty, qui s'est même emmélé les paroles sur son touchant Fais-moi une place de Julien Clerc, et les 2nde Nature, qui s'en sont très bien sortis avec le Parce qu'on vient de loin de Corneille.


Une fois le vote de Véronic DiCaire gagné aux cinq boys après celui de leur coach, il ne faisait plus de dopute que l'on se dirigeait vers un ex-aequo du jury, Christophe Willem et Olivier Schulteis préférant évidemmlent le talent de Vincent, si bien que je savais que le pauvre chanteur marié et bientôt une nouvelle fois papa n'allait pas tarder à retrouver sa femme et qu'ils erait dispo pour l'accouchement... Cela ne faisait pas un pli qu'il avait recueilli moins de votes que les cinq p'tits gars déclarant leur flamme aux téléspectatrices, même si ils semblent réellement souffrir de l'effet boysband...


Je ne voudrais pas être à la place de Christophe Willem, qui perd un à un ses candidats de plus de 25 ans alors que Véronic DiCaire a toujours ses trois moins de 25 ans. Florian et sa nouvelle coupe de cheveux aurait dû quitter le jeu ce soir ! Je suis sûr que les autres jurés le pensent très fort aussi. On verra bien la semaine prochaine...